vendredi 16 octobre 2015

un nerf dans le bas du dos






Pour qu'accomplisse de moi cet art
du dire au plus juste du vrai,
je suis l'animal mange-poussière
qui dépouille années de lui de peau pareille,

on l'écrase du talon, s'en transfigure
la vapeur d'une pierre, une vigne nécessaire,
entre les failles lui s'éfaufile, vite,
comme un fouet entre la graisse et sa chair.

De la maison qu'on abandonne,
soulève le lion de pierre !
Pose, pose délicatement,
dans la carriole au fibres d'ailes !
La corde claque aux lombes sur son gond !
Fièvre froide, rageuse et nerfs blessé
ne sont pas miens, c'est la ronce de tous,
mon pain, long, fin, criard comme le joker.

Eux désirent honneurs, éloges, raisons, harmonies,
mais voilà on dirait je ne supporte que l'à-nu,
la mèche de fer.
Du partage des routes, suis-je le juge,
suis-je le présumé ? ardent dès ma pénaube,
biseauté, une écarquille du marbre ! -
en dehors de ça, je sais quoi de mes propres motifs ?

Oui, bien sûr, à l'écrou des extases,
au ciel sans cartilage,
à la condition des aortes,
au rapporteur des formes internes.

Table des houilles ! Poussier ! rossignol et hallier !
Et toi, toujours, ta paupière refusante,
ta nuque refoulante, cet amour encore,
mien ou tien, surprenant vraiment !
couvert de bryophytes et girolles -











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